Comment nous travaillons nos photos sur Lightroom

Comme je te l'ai dit dans nos articles précédents, je ne conçois pas la photo sans le post-traitement. Je te parle ici plus en détail de notre routine sur Lightroom.

Un appareil photo est une machine imparfaite. Personnellement, je suis assez rarement satisfait du résultat, brut, qui sort une fois le déclencheur pressé. Les couleurs sont ternes; tout manque de détail. 

Pour moi, les seuls éléments sur lesquels j'ai le contrôle au moment de la prise de vue sont :

  • L'exposition
  • La composition
  • Le cadrage

Tout ce qui a trait à l'image et à ses caractéristiques, je préfère prendre le temps de le modifier une fois rentré chez moi. 

Aussi cet article se voudra assez détaillé dans ma façon de présenter les choses. Loin de moi l'idée de t'apprendre à te servir du logiciel, je vais plutôt te montrer comment MOI je m'y prends.

Contrairement à de nombreux logiciels de post-traitement, Lightroom te permet d'organiser ta photothèque de façon très pratique.

Je m'en sers notamment pour transférer mes photos de la carte SD jusqu'à mon disque dur.

Transférer ses photos

Il te suffit de cliquer sur "importer", de sélectionner ta carte SD, puis de choisir "Copier au format DNG" afin de récupérer une photo dans un format RAW lisible universellement (et plus léger !).

Je choisis ensuite mon dossier de destination sur mon disque dur. 

Note que tu peux attribuer des mots-clés à tes images, afin de pousser l'archivage à un degré avancé. Je me contente des dossiers sur le disque dur. Essentiellement parce que j'ai la flemme.

En dernier lieu, j'applique un preset d'emblée à toutes les images que j'importe dans Lightroom. Cela me permet de gagner un peu de temps sur le traitement. 

Celui-ci ne fait qu'une seule chose : appliquer le profil de correction de l'objectif (cela permet d'atténuer le vignettage et la distorsion inhérente à tes objectifs).

 Importer ses photos sur Lightroom

Trier ses photos

Probablement l'étape la plus fastidieuse. Heureusement, Lightroom permet de rendre la tâche moins pénible. 

Toujours dans l'onglet "Bibliothèque" du logiciel, accède au dossier où sont rangées les photos que tu viens de transférer.

Elles apparaissent désormais en bas de l'écran. Le reste de l'exercice consiste à appuyer sur "F" afin de mettre mes images en plein écran, et c'est parti mazette.

À ce moment-là, je ne me sers que de trois touches :

  • P : la photo est bonne, je garde
  • U : je peux peut-être en faire quelque chose
  • X : je zappe; je ne ferai rien de cette photo.

Astuce : tu peux configurer Lightroom pour qu'il fasse défiler les photos tout seul à partir du moment où tu labellises une photo. Cette option se trouve dans Photo > Avance automatique.

Une fois le tri effectué, je repasse généralement une seconde fois sur ma sélection. Cette fois, je n'affiche que les photos conservées (P) et passables (U). 

Pour filtrer ces photos, rends-toi dans filtres > marquées, et coche les deux premiers drapeaux.

 Tirer ses photos sur Lightroom

Voilà, tes photos sont triées. On peut attaquer la partie amusante maintenant.

Le traitement des images sur Lightroom

J'ai mis du temps à maîtriser l'outil. Je me suis beaucoup documenté, j'ai beaucoup lu. Regarder des vidéos m'a beaucoup aidé, aussi.

Chaque fois que je développe une photographie sur Lightroom, je découvre quelque chose de nouveau. C'est un logiciel que j'aime beaucoup pour cela : il est puissant, tout en restant accessible (ce qui est rarement le cas des logiciels Adobe).

Basculons maintenant dans l'onglet "Développement".

Ne pas confondre "retouche" et "développement". La retouche est ce qui permet de modifier plus en profondeur une photographie, en ajoutant / enlevant / modifiant des éléments. Le développement, lui, est relatif aux propriétés de l'image : exposition, contraste, saturation, etc.

Les corrections de base

La première chose que je fais lorsque je développe, c'est d'appliquer une correction d'objectif.

Comme je te l'ai dit dans le deuxième article de cette série, certains objectifs ont tendance à déformer (le grand-angle, notamment) ou à créer un important vignettage (le 24mm). 

Un petit clic et pouf, on n'en parle plus. 

 Lightroom correction objectif

J'en profite également pour activer la correction des aberrations chromatiques. Que j'en remarque ou pas, un truc qui porte ce nom-là n'a définitivement rien à faire dans l'une de mes photos.

Une fois ceci fait, je file dans l'onglet de recadrage. Ici, je vais redresser l'image, soit en passant par l'outil automatique si une ligne forte est clairement visible, soit en sélectionnant la réglette et en la traçant moi-même.

Si j'estime que la photo nécessite un recadrage, je presse deux fois sur la touche L, afin d'assombrir tout le reste de l'écran. Je peux ainsi me concentrer sur mon image, et recadrer comme je l'entends, sans distraction visuelle.

Le vif du sujet

Ça commence à faire long hein ? Rassure-toi, tout ça vient plutôt vite. On prend rapidement les automatismes.

Maintenant que mon image est propre, je vais pouvoir entamer le développement à proprement parler.

Je commence par jeter un oeil à mon histogramme. Je ne vais pas t'expliquer ce que c'est ici. D'autres font ça beaucoup mieux que moi ! 

L'idée est juste de vérifier que rien n'est cramé (les hautes lumières) ou bouché (les noirs). Il est souvent mieux d'avoir un histogramme équilibré. Mais plus encore : il faut avoir une image dont l'exposition correspond à ce que tu veux en faire.

Tu peux donc prendre les curseurs dans l'ordre. En gardant à l'esprit que chaque action va influer sur quantité d'autres paramètres. Le salut se trouve dans la mesure.

Sur l'image ci-dessus, j'ai franchement réduit les hautes lumières, afin de récupérer de la texture sur les nuages. J'ai également monté un peu les contrastes et poussé les ombres, toujours dans l'optique de gagner en détails. 

J'ai tendance à jouer davantage sur la vibrance, et à retirer de la saturation. Je trouve cela plus naturel, moins rude.

L'expérience t'apprendra qu'il faut y aller mollo avec la clarté. La clarté, c'est le microcontraste. Là où le curseur "contraste" va jouer sur les blancs et les noirs, la clarté va, elle, jouer sur les tons moyens de ton image.

Le réglage des couleurs

Ton développement peut très bien s'arrêter là. Mais il reste encore de très nombreux paramètres à prendre en compte. L'un des plus importants est ce qu'on appelle le (les ?) TSL. Pour teinte, saturation, luminance.

Je ne vais pas vraiment revenir sur les deux premiers, qui parlent d'eux-mêmes. La luminance, en revanche, est un poil plus complexe à appréhender. 

Plutôt que de me ridiculiser dans de grandes explications scientifiques, je vais te le dire avec mes mots : il s'agit de la quantité de lumière provenant d'une couleur. 

Exemple : tu trouves que les arbres verts apportent trop de lumière à ton image, et détournent l'attention de ton sujet ? Tu peux essayer de baisser la luminance (= les rendre moins lumineux).

 Lightroom TSL

Astuce : il arrive souvent que ce que tu perçois comme une certaine couleur ne soit pas identique à ce que Ligtroom voit. Pour en avoir le coeur net, clique sur le petit bouton rond situé en haut à gauche du panneau TSL, et cible l'élément de ta photo sur lequel tu veux interagir. Fais ensuite glisser ta souris en haut ou en bas pour modifier le ou les sélecteurs correspondants.

Vient après cette étape, celle du "virage partiel". Derrière ce nom peu ragoûtant se trouve en réalité une fonction ultra pratique pour donner une teinte particulière à ta photo.

En fait, elle te permet de donner une couleur à tes hautes-lumières et à tes ombres, puis de définir si tu souhaites que l'une ou l'autre soit plus intense sur l'image.

Concrètement : si tu veux que tes hautes lumières soient rouges, et que tes ombres soient bleues, c'est là qu'il faut aller.

Évidemment, le virage partiel ne peut s'appliquer à tout type de photo. C'est — encore une fois — à toi de trouver l'équilibre.

Raviver les détails de ton image

Ici, ce n'est pas sorcier. Ajoute de la netteté si tu souhaites donner plus d'importance aux textures de ta photo. Cela peut également te servir pour des photos d'étoiles.

Sois prudent, cependant. Augmenter de la netteté ajoute également du bruit à ton image. Je te déconseille d'y aller trop fort, surtout si ta photo a été prise à des ISO élevés.

Heureusement : sous ce panneau se trouve également celui de la réduction de bruit. La meilleure façon de comprendre comment cela fonctionne est de pousser le curseur "luminance" au maximum.

C'est laid hein ?

Eh bien c'est la meilleure façon de piger comment ça influe sur ton image. La réduction de bruit de Lightroom est très puissante. Ce qui veut dire que tu peux te contenter d'une petite correction pour retirer le bruit inhérent à des photos prises à de hauts ISO.

Droit comme la justice

J'ai découvert l'utilité du panneau transformation il y a peu, et ça m'a changé la vie !

Tu n'as jamais été frustré en constatant que ton cadrage puait la trace de pneu, et que toute ton image était de traviole ? 

Ne mens pas.

Ici, on va pouvoir tenter de corriger le tir. Appuie sur le bouton "avec repères", et commence à tracer trois lignes (ça devrait suffire). 

 Outil transformation Lightroom

En général, je m'en sers pour redresser des bâtiments. Pour ce faire, je trace deux lignes verticales, et une horizontale, afin de faire comprendre au logiciel que ces lignes doivent être droites.

Lightroom va faire sa magie dans son coin, mais tu peux t'amuser toi-même à jouer avec les différents curseurs. Tu n'imagines pas tout ce que tu peux faire !

Vignettage et étalonnage

Tout ce qui a trait au vignettage se trouve dans l'onglet "Effets". C'est plutôt simple : si tu baisses le gain, un vignettage noir est créé. Si tu l'augmentes, un vignettage blanc apparaît (beurk).

Les curseurs d'en dessous me servent à modifier la forme de ce vignettage, mais on verra un tout petit peu plus tard comment faire ça de façon plus personnalisée.

Attardons-nous deux secondes sur la correction du voile. Il s'agit d'un paramètre assez puissant, qui est en mesure de modifier en profondeur une image

Il est présent pour corriger ... le voile. Épatant, non ? Il est particulièrement utile sur les photos un peu trop grises dues à un temps humide. L'augmenter boostera les contrastes et ravivera les couleurs de ton image.

Je t'ai parlé tout à l'heure des réglages TSL. Sache que tu peux aller encore plus loin en touchant à l'étalonnage des couleurs de ton appareil photo. 

L'un des moyens les plus simples pour obtenir le fameux effet "orange and teal" qui est à la mode est d'adoucir tes bleus pour les rendre turquoise, et de dénaturer tes rouges pour les faire paraître orange.

Bon c'est très vite fait, mais tu as compris l'idée.

Les tonalités

On approche de la fin. Pourtant on touche maintenant à l'une des parties que je préfère : les tonalités.

Il s'agit d'un graphique que tu trouves juste en dessous des réglages de base. J'aime bien y toucher alors que j'ai déjà trifouillé sur le reste des paramètres. 

Cela me permet de booster davantage certaines caractéristiques.

Ça peut faire peur comme ça, mais c'est finalement assez simple à comprendre. Ce graphique représente grosso modo ton histogramme. À gauche se trouvent les tons foncés, à droite les tons clairs. 

 Lightroom tone curve

L'idée est donc de venir jouer avec cette courbe pour renforcer / atténuer l'un ou l'autre, ou pourquoi pas les deux.

Je préfère travailler en mode manuel pour cela. Je choisis donc "courbe à points : personnalisée". 

 Lightroom tone curve

Comme point de départ, je place trois points sur la ligne transversale, comme sur l'image à droite.

Je viens ensuite jouer avec ces points jusqu'à ce que je trouve un réglage qui me convienne.

C'est un jeu de patience, mais qui peut vraiment donner l'atmosphère que tu souhaites obtenir de ta photo.

L'une des utilisations les plus classiques de la courbe des tonalités est de "déboucher" les noirs, en venant remonter l'extrême gauche de la courbe. Cela aura pour effet de créer comme un voile sur ta photo.

Ici pas de miracle : c'est à toi de savoir ce que tu souhaites obtenir.

Astuce : double-cliquer sur un point de la courbe permet de le supprimer. Idéal si tu as fait n'importe quoi.

 Exemple de rendu après avoir travaillé la courbe de tonalités

Exemple de rendu après avoir travaillé la courbe de tonalités

Dernière chose : tu as sans doute remarqué que sous le graphique, Lightroom t'indique à quelle touche tu es en train de toucher. De base, il s'agit de la couche RVB — soit toute ton image. 

Tu peux choisir de ne retoucher que les bleus, les rouges ou les verts.

Exemple : si tu trouves qu'il y a trop de rouge à un endroit de ton image, tu peux tenter de le corriger via cet outil. Comme pour le TSL, clique sur le petit bouton rouge en haut à gauche du panneau, puis pointe sur l'endroit de l'image qui pose problème. Joue avec ta souris pour obtenir l'effet souhaité.

Les corrections locales

Pour la majorité de mes photos, le travail s'arrête ici. Mais lorsque je veux particulièrement m'appliquer, ou que des détails me gênent, il m'est nécessaire de pousser le développement un peu plus loin.

C'est là qu'interviennent les corrections locales.

Il s'agit de toutes les icônes que tu vas retrouver sous ton histogramme.

Nous avons de gauche à droite :

  • Outil recadrage (déjà vu)
  • Outil suppression des défauts
  • Outil yeux-rouges
  • Filtre gradué
  • Filtre radial
  • Pinceau de retouche

Suppression des défauts

L'outil parle de lui-même. Je l'utilise notamment pour "nettoyer" les bords d'une photo

Par exemple si des branches parasites viennent gêner le regard, je me sers de cet outil pour m'en débarrasser.

Il est également très performant pour faire disparaître les boutons ingrats. Je dis ça, je dis rien.

Note que tu as deux possibilités avec cet outil : l'utiliser de manière "lisse" en mode "corriger", ou alors en mode "dupliquer". 

Le premier fonctionne dans 90% des cas, mais des fois Lightroom ne comprend pas ce qu'on attend de lui. L'outil dupliquer est alors nécessaire, mais nécessite une précision extrême pour parvenir à un résultat concluant.

Au pire des cas, si je n'arrive pas à obtenir ce que je souhaite, je passe sur Photoshop, et je passe 1h à retoucher finement un détail. Non, en vrai j'appelle Mélissa à l'aide, qui est beaucoup plus calée que moi en la matière.

Filtre gradué et filtre radial

Sans doute l'un des meilleurs atouts de Lightroom. Cela te permet d'appliquer des corrections locales.

J'entends par là que tous les paramètres de luminosité, de couleur, de netteté que l'on a vus au début du développement, tu peux les modifier de façon locale sur ta photo.

Le filtre gradué est particulièrement pratique pour guider le regard sur ta photo.

Assombrir une rangée d'arbres pour donner plus d'importance à la route, par exemple.

Personnellement, je m'en sers beaucoup pour créer un vignettage plus contrôlé. Eh oui, mettons que je veuille créer un vignettage sur la partie basse de mon image, mais pas sur le ciel. Il suffit de prendre deux filtres gradués où je réduis légèrement l'exposition, et de venir les positionner comme j'entends sur mon image.

Le filtre gradué est aussi particulièrement puissant pour raviver les détails d'un ciel.

Crée un filtre, abaisse les hautes-lumières au maximum, ajoute un peu de clarté et augmente le contraste... Tu devrais récupérer un ciel et des nuages beaucoup plus attrayants !

Le filtre radial fonctionne exactement de la même façon. À ceci près qu'il peut s'avérer plus modulable. J'aime assez l'utiliser pour redessiner un horizon, par exemple.

Pinceau de retouche

La touche finale : le pinceau de retouche. Il fonctionne à la manière d'un filtre gradué, mais peut se placer exactement où l'on veut.

Si je souhaite, par exemple, donner plus de détail à un personnage de mon image, je vais remonter les ombres de manière locale grâce à un petit coup de pinceau.

On peut également s'en servir pour redonner des petites touches de couleur à certains endroits. Eh oui, tu peux très bien tremper ton pinceau dans la couleur avant de l'appliquer ! 

Bon, en vrai c'est assez touchy car ça peut se voir assez rapidement si ce n'est pas fait finement. Mais pour rattraper un ciel cramé, ça aide pas mal !

L'export des photos

On arrive à la fin du processus. Il ne me reste désormais qu'à exporter mes images. Pour ce faire, je sélectionne celles que je souhaite récupérer puis je fais clic droit > exporter.

S'ouvre un panneau de configuration, contenant de nombreux paramètres. À ce moment-là, je souhaite bien entendu obtenir des images de la meilleure qualité possible

Je choisis donc un export en JPG, qualité 100. 

Tu devrais pouvoir te débrouiller sans moi pour la suite de l'export. Note juste que si tu souhaites appliquer une signature à tes photos, ça se passe dans l'onglet "application d'un filigrane".

 Lightroom export

Optimisation des images : le cas NanoJPG

Je suis bien content, j'ai de belles images.

Le hic, c'est qu'elles font plus de 5000 pixels de large, et que chacun d'elle pèse la bagatelle de 14mo. 

Si, comme moi, tu souhaites publier ces photos sur ton blog, tu as tout intérêt à les redimensionner, et surtout à en réduire le poids.

Images lourdes = site lent = Google pas content.

J'estime — personnellement — qu'une largeur de 1000 pixels est suffisante pour une photo qui figurera dans un article de blog.

Jusqu'à présent, j'utilisais l'outil gratuit Picresize. Disponible en ligne, il permet de redimensionner, et d'abaisser la qualité de vos images afin d'en récupérer de moins lourdes.

Pratique, mais le résultat n'est pas toujours très fin. La déperdition de qualité est nettement visible sur certaines photos.

J'ai récemment opté pour une solution plus professionnelle : NanoJPG.

 NanoJPG test

Il s'agit d'un logiciel français, qui permet de retraiter rapidement une grande quantité d'images. La magie de NanoJPG réside notamment dans sa faculté à réduire de manière drastique la taille de mes photos, sans pour autant créer de détérioration visible.

Comment ça marche ? NanoJPG analyse chacune de tes photos et s'arrange pour trouver le point de compression optimal. Oui oui, comme un ostéopathe, mais pour tes images.

Je n'ai qu'à ouvrir NanoJPG, à glisser dans le panneau de gauche toutes les images que je souhaite retraiter, puis à indiquer les paramètres de sortie au logiciel. 

 NanoJPG test

NanoJPG fait ensuite sa petite tambouille dans son coin, et en deux temps, trois mouvements, je me retrouve avec toutes mes images, très nettement amincies, et toujours aussi agréables à l'oeil.

Petit plus : je peux enregistrer mes paramètres favoris, afin de répondre à mes différents besoins. Par exemple, les images d'en-têtes sur le blog font 1600 pixels de large. J'ai donc un preset pour les images dans l'article, et un preset sur les images d'en-tête.

 NanoJPG test

Pour le test ci-dessus, j'ai conservé les mêmes dimensions que la photo originale, soit 4142x2761 pixels. À la base, ma photo pesait 9,7mo. Après passage dans NanoJPG, elle passe à 1,2mo. Personnellement, je n'arrive pas à voir de différence marquante à l'oeil nu.

Note également que tu peux choisir entre deux types de compression : Extrême, ou Prudent. Ce n'est pas sorcier : en extrême, c'est la réduction de poids qui sera privilégiée. En Prudent, ce sera l'équilibre entre poids et qualité.

Dans la majorité des cas, Prudent me suffit. J'essaie simplement de m'astreindre à n'avoir aucune image qui dépasse les 500kb.

Enfin, sache qu'un plugin pour Lightroom est disponible, et permet d'accélérer encore plus les choses en utilisant la compression NanoJPG de manière automatique dès l'export de tes photos.

Quid des presets ?

Il reste un point d'importance que je n'ai pas abordé dans cet article sur Lightroom : les presets.

Tu t'en doutes, toutes les manipulations qu'on a faites ici, il n'est pas forcément nécessaire de les refaire à chaque fois. 

Tu peux gagner un temps fou en enregistrant des presets — des paramètres personnalisés.

Personnellement, je procède de la manière qui suit pour créer mes presets :

  1. Je développe une image d'une série
  2. Je copie mes paramètres (ctrl / cmd + c)
  3. Je colle mes paramètres sur l'image suivante (ctrl / cmb + v)
  4. J'ajuste mes paramètres pour qu'ils collent à cette nouvelle photo
  5. Je répète l'opération sur le reste de la série.

Ce process me permet deux choses :

  1. Éprouver mon développement, et m'apercevoir s'il colle à l'ambiance générale de la série
  2. Effectuer des ajustements (saturation trop forte, contraste abusé, pas assez lumineux, ...)

Un véritable banc d'essai, en somme. Une fois que je suis satisfait du résultat de ma série, je décide (ou non) de conserver ces paramètres afin de pouvoir m'en resservir ultérieurement.

Pour ce faire, je crée un preset.

Évidemment, les presets sont partageables. Tu peux en trouver quantité sur Internet, et même ... en acheter. 

Ça c'est vraiment si t'as la flemme. Personnellement, je suis plus adepte du fait de créer soi-même ses presets, afin de développer son propre style.

Mais, soit, je conçois que le développement n'est peut-être pas la tasse de thé de tout le monde.

Alors pour te donner un point de départ, et faire un petit coucou aux copains, je ne saurais que te conseiller d'aller récupérer le pack de 5 presets Lightroom des Freelensers. Tu l'obtiens gratuitement en t'inscrivant à leur newsletter.

One more thing

Il est relou cet article, hein ? Que veux-tu, j'aime aller au fond des choses. 

Je voulais simplement revenir sur la raison d'être de cet article, et de la série de laquelle il est issu.

Tu l'as compris si tu as lu la première partie : je suis très loin d'être un photographe chevronné. La photo et moi, c'est une idylle encore récente.

J'ai sans doute raconté un certain nombre de conneries tout au long de ma logorrhée. Sache que j'en suis désolé, et que je t'invite à partager tes connaissances en commentaires si tu juges cela nécessaire.

Enfin, dernière chose. NanoJPG m'a été fourni par son éditeur, Fotomojo. Je n'ai absolument pas été payé pour dire du bien du logiciel, au contraire : c'est moi qui l'ai demandé. La curiosité attisée par les critiques élogieuses que l'on peut lire sur le logiciel, j'ai demandé à Fotomojo si je pouvais obtenir une version de NanoJPG afin d'en réaliser un test dans cet article. Inutile de te repréciser que j'ai été plus que convaincu.

Pierre

 

Photo de bannière par Domenico Loia. unsplash-logoDomenico Loia

 
 

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