Les 24h du fail en Irlande : de Dublin à Galway

Avant de commencer cet article, il faut qu’on soit honnêtes avec vous. Après tout, c’est tout le but d’un blog non ? Être transparents et vous dire la vérité ? Bon, je me lance.

Quand on a réservé les billets pour l’Irlande, il y a eu un quiproquo dans nos cerveaux. On était persuadés d’avoir réservé un vol pour l’Écosse. Voilà voilà. Une fois de plus, nous sommes des boulets. Je ne sais pas ce qu’il s’est passé dans nos têtes pour qu’on soit deux à se planter complètement, mais le fait est qu’on était persuadés de partir explorer les contrées écossaises. 

Comment ça l’Île de Skye c’est en Écosse ?

Vous savez comment on s’est rendu compte de notre boulette ? Quand on a regardé où se situait l’île de Skye par rapport à... Dublin, soit notre point d’arrivée. C’est là qu’on s’est aperçus de la douille. Alors, ne vous y méprenez pas, l’Irlande c’était génial, c’est juste qu’on n’avait pas prévu ça à la base.

Ce voyage au départ petit budget s’est tout de même transformé en un gouffre financier et a contribué plus que de raison à la boîte à fails. On te raconte ?

1ER Jour  

La boîte à fails reprend du service

Après moult calculs pour savoir si on pouvait oui ou non prendre le trépied avec nous en cabine avec Ryanair, on s’est résolus à prendre un bagage en soute. Il faut savoir qu’aux États-Unis, on n’avait pas jugé bon de prendre le trépied (spoiler : on a regretté très fortement) et qu’on a fini par acheter un tripod en cours de route. Hors de question donc de s’en passer cette fois-ci, et tant pis pour le supplément ! 

Nous sommes donc arrivés frais comme des gardons (non) à l’aéroport de Beauvais après 2 h de navette, très (trop) tôt le matin. Le plan était d’arriver en début de journée à Dublin, récupérer la voiture et filer pour pouvoir profiter tranquillement de nos premiers pas en terres irlandaises. Évidemment, ça ne s’est pas passé comme prévu. 

Après une attente interminable au comptoir Sixt, c’est enfin notre tour, joie ! On a très vite déchanté. On nous avait prévenus avant notre départ qu’en Irlande (ou en Écosse, ça va, c’est pareil !) il fallait une carte de crédit avec un minimum de 1500 € sur notre compte bancaire pour valider la caution de la voiture. On avait donc fait le nécessaire, on était confiants, je dirais même sereins. Haha. 

S’il y a une chose à savoir, c’est que la France est le seul pays ou presque où on ne fait pas de différence entre une carte de crédit et une carte de débit. Et la majorité des cartes françaises sont des cartes de débit. Impossible donc de prélever une caution.

 

Bon, on se décompose un peu quand le gentil monsieur nous annonce qu’il ne peut rien faire avec notre carte, mais ce n’est pas grave, on a toujours nos cartes Revolut !
Devine quoi ? Les cartes Revolut sont considérées comme des cartes prépayées, et donc inutilisables pour une caution.

Là, on ne rigolait plus du tout. On était là depuis plus d’une heure, on n’avait donc plus d’autre choix que de payer une assurance pour ne pas avoir de caution, sans quoi : pas de voiture.Résultat des courses, la location qui devait ne nous coûter que 90 € a grimpé jusqu’à quasiment 500 €. Autant te dire qu’on était RA-VIS !

Le petit conseil donc : vérifie bien que ta carte soit une carte de crédit quand tu loues une voiture à l’étranger. En cas de doute, appelle ta banque (vraiment, APPELLE TA BANQUE).

 

Annulons cette journée

Après cette mise en bouche plus que réjouissante, on se dit qu’on va passer outre, et que crotte, on est en vacances, on va en profiter ! On se dirige donc vers Kilkenny pour déjeuner et s’éloigner un peu de l’effervescence de Dublin qu’on prévoit de visiter en fin de séjour.

Si tu n’es pas au courant, en Irlande on roule à gauche, comme en Angleterre. On appréhendait beaucoup, sachant que les dernières fois où on avait conduit sur de longues distances, c’était sur des routes hyper larges aux États-Unis. Autant te dire qu’en Irlande, c’était tout le contraire !

Les routes sont aussi étroites qu’une piste cyclable à Paris et on avait tellement peur de rouler trop au milieu de la route qu’au final on roulait beaucoup trop à gauche (RIP les enjoliveurs qui ont du frotter contre le trottoir une bonne paire de fois). 

Pas d’inquiétude cependant si tu pars en Irlande bientôt, on s’habitue très vite à la conduite à gauche, en deux jours les réflexes sont pris (j’ai quand même cherché ma ceinture du mauvais côté à chaque fois que je conduisais).

Arrivés à Kilkenny, on se dirige tout droit vers le Left Bank. Ce restaurant est classé parmi les meilleurs de la ville, et il le mérite largement. Situé dans une ancienne banque (d’où son nom, merci Sherlock), on y sert une cuisine traditionnelle et tout simplement délicieuse. Et puis, il est tout de même temps de trinquer à ses vacances !

Une Guinness & une Kilkenny plus tard, c’est sûr : nous sommes bien en Irlande. À ce moment du voyage, notez bien que Pierre avait horreur de la Guinness (vraiment, c’est important pour la suite).

Un petit détour par le parc du château et la célèbre petite allée Butter Slip (oui, j’ai ricané en lisant « Slip », j’ai 12 ans, voilà), voilà qu’un sournois mal de crâne arrive. Aussi paralysée que le professeur Xavier, je suis incapable ne serait-ce que de marcher ou de faire le moindre effort. J’ai donc dormi tout le reste du trajet, complètement assommée. On décide rapidement d’annuler tout le reste de la journée et d’aller directement à Cork, où on devait passer la nuit. 

 

Il est 18 h quand on arrive au Airbnb, le temps de visiter rapidement, je rassemble le peu de dignité qu’il me reste pour me déshabiller et m’écrouler sur le lit. Un tour d’horloge plus tard, je me réveille à 6 h en pleine forme : bon, on le commence ce road trip ? 

2ÈME JOUR 

On the road again 

Revigorés par cette longue nuit dans un matelas tellement confortable qu’on en rêve encore, on décide d’aller explorer Cork. La ville n’est pas très grande, mais se revendique comme étant la vraie capitale de l’Irlande. Alors véritable capitale, on ne sait pas, mais en tout cas elle a été élue Capitale européenne de la Culture en 2005, et ça, ça envoie du bois. On se fait un petit dej monstrueux au Parlour Café, à base de pancakes et granola de folie, et on part se perdre dans les rues. Au passage, j'ai faisun shooting photo bien coloré pour la future carrière de mannequin de Pierre (il le sait pas encore, évidemment). 

Cork est une ville pleine de charme, sans trop de foule (comme partout en Irlande, en fait), mais dont on fait le tour assez rapidement. Il n’est pas encore midi quand on décide de reprendre la voiture pour tracer jusqu’à la pointe de Mizen Head. Je me rends compte que je ne vous ai pas encore présenté notre véhicule ! 

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Voici donc Jean-Luc ! Pourquoi Jean-Luc ?

Parce qu'il roule à gauche.

Très à gauche même.

Tu l'as ? 

 

 

On file donc au sud, direction Mizen Head. On se fait quelques frayeurs sur la route, toujours pas très sereins pour rouler à gauche, et on fait une pause au O’Sullivan’s Bar pour déjeuner. À vrai dire, on n’a pas eu trop le choix puisque c’était le seul resto du coin, mais il n’en était pas moins sympathique !

Évidemment on s’est fait griller comme étant français en 3,7 secondes par le patron, mais on s’est régalés. En plus il y avait deux chiens sur le parking avec lesquels on a joué à la balle, que demande le peuple ? 

On arrive une vingtaine de minutes plus tard à Mizen Head, cette grande passerelle qui relie deux falaises entre elles et t’offre une vue de folie sur le phare qui n’a pas de prix. Enfin si, justement, elle a un prix, et un sacré prix même ! On ne s’était pas renseignés (comme d’habitude), et on s’est pointés là-bas naïvement en pensant que la traversée était gratuite.

Quand on s’est rendu compte qu’il fallait payer 7 € par personne, on a fait demi-tour. Alors je ne dis pas, ça les vaut certainement et ça participe à la protection du site, mais sur le coup on a été frustrés. 

On a donc décidé de partir directement à notre point de chute suivant : Ladies View. 


Sunset Lovers

Sur la route on croise toujours autant de moutons, qui ont visiblement décidé que le meilleur endroit pour se poser pépouze c’est à la sortie d’un virage. On est d’ailleurs étonnés de n’en avoir percuté aucun pendant une semaine !

 T'inquiète Billy, prends ton temps, on est bien au milieu de la route ! Qu'est-ce qui pourrait mal se passer ? 

T'inquiète Billy, prends ton temps, on est bien au milieu de la route ! Qu'est-ce qui pourrait mal se passer ? 

Lorsque l’on arrive à Ladies View, il est presque 19 h et le soleil commence à disparaître. L’endroit est incroyable, c’est une vallée encerclée de montagnes dans laquelle une rivière suit son cours paisiblement. La lumière perce à travers les branches des arbres, et on en prend plein la vue. On est seuls au monde, on en profite pour rester plus d’une heure devant ce panorama à couper le souffle.

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Sur le chemin pour rejoindre notre Airbnb du soir, on s’arrête quelques kilomètres plus loin au Parc national de Killarney. La golden hour, c’est définitivement plus que l’heure de l’apéro ! La lumière est dingue, et on en profite encore au maximum.

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3ème jour 

Dunquin Harbour

Le matin, on part tôt pour profiter de la journée : on a de la route. Mais beaucoup moins que prévu grâce à notre hôte de la veille, qui nous a fait découvrir l’existence d’un ferry reliant Tarbert à Killimer. On évite donc 4 h de route, et vu que notre vitesse moyenne de dépasse pas les 70 km/h tant les routes sont étroites, ça tombait à pic ! 

 Dunquin Harbour, feat mon bonnet rouge.

Dunquin Harbour, feat mon bonnet rouge.

 

On se dirige donc droit vers Dunquin Harbour. Si tu ne connais pas le spot de Dunquin, tape « Irlande » sur Pinterest, tu tomberas dessus à coup sûr ! En réalité, c’est un simple port, mais sa disposition originale en fait un appât à photographes. Une fois encore, on était tout seuls. À se demander où sont les touristes en mai ? Pas ici en tout cas.

Entre l’herbe verte des plateaux, le noir des rochers qui se dressent hors de l’eau, le turquoise de la mer et la vue dégagée sur les îles Blasket... C’est un véritable tableau ! 
On se pose un moment au bord de la falaise, et on savoure. 

On remonte ensuite la côte pour prendre ce fameux ferry. Si tu prévois un road trip sur la Wild Atlantic Way, je ne peux que te le recommander ! On gagne donc un temps précieux et on se dirige vers l’autre spot incontournable du sud-ouest de l’Irlande : les Falaises de Moher.


Cliffs of Moher

 Pas de macareux, mais toujours des moutons partout

Pas de macareux, mais toujours des moutons partout

 

8 km de long, 215 m de haut, un panorama de dingue : c’est une fois de plus une merveille qui nous attend au coucher du soleil. On était d’autant plus contents d’y arriver avant la nuit parce qu’on avait entendu que des macareux nichaient non loin des côtes. Les macareux, c’est un peu notre but ultime en voyage (après les loutres) : déjà en Islande, on était passés à côté, et ça nous avait bien frustrés. Et bien cette fois-ci... Tout pareil. Pas l’ombre d’une plume de macareux. 

Pour compenser, on a marché tout le long de la côte pour semer les quelques touristes qui étaient encore là, et se retrouver une nouvelle fois tout seuls.

 

 

À force d’admirer le coucher de soleil, on en oublie l’heure : le resto le plus proche est à 30 minutes de route, et il ferme dans... 30 minutes. On tente le tout pour le tout, et on se retrouve dans un pub irlandais bien typique, attablés avec un groupe d’Allemands à manger du poulet au curry (t’as tout suivi ?)

 Le regard vers l'horizon, les cheveux au vent et le ventre qui gargouille.

Le regard vers l'horizon, les cheveux au vent et le ventre qui gargouille.

 

C’est donc l’estomac rempli et encore des étoiles plein les yeux qu’on file rejoindre notre Airbnb à Galway. On explorera la ville pendant deux jours : de quoi souffler un peu. 

Mélissa

 

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