Les boules de poils de Charleston

Et dire qu'on a failli passer à côté. Je sais pas, Charleston en Caroline du Sud, tu connais toi ?

Eh bien nous non. On nous a soufflé l'idée de nous y rendre lors d'un tweet chat spécial voyageurs. Intrigués par l'enthousiasme de notre interlocutrice, on a été voir à quoi ça ressemblait.

Autant te dire qu'on n’a pas hésité plus de deux secondes à l'ajouter à notre itinéraire ! Grand bien nous en a pris. Sinon on aurait dû passer plus de jours à Columbia, et si tu suis bien toutes nos aventures, tu sais que ç'aurait été synonyme d'ennui mortel.

Située à un peu plus de deux heures de Columbia, Charleston nous a frappé par son charme immédiat, fait de palmiers alignés le long des routes, de vieilles maisons antebellum, et surtout par sa proximité avec la mer. Et 24° sous un grand soleil pour un premier contact, ça fait plaisir.

Après avoir jeté un premier oeil satisfait à Charleston, nous nous sommes rendus chez notre hôte Carlos, qui nous hébergera pour deux jours à quelques kilomètres de la ville. Un type adorable, qui s'est vite intéressé à notre itinéraire à suivre.

Mais pour te dire la vérité, si on a craqué pour cet AirBnb, c'est pour deux choses précisément. La première sonne comme du miel à nos oreilles : matelas à mémoire de forme. Pas qu'on ait mal dormi les nuits précédentes, mais on ne crache pas sur un supplément de luxe. La seconde s'intitule Hercules, et je t'en parle un peu plus tard.

Nos affaires posées, nos tronches débarbouillées et nos lunettes de soleil chaussées, on décide de ne pas retourner immédiatement à Charleston. En fouillant la carte des alentours de la ville, nos yeux avides de soleil et de plages tombent sur un machin appelé "l'île des palmiers". Autant te dire que ça n’a pas pris longtemps pour qu'on fasse chauffer la gomme.

C’était super mal dosé, servi dans des gobelets en plastique, plutôt cher et en plus on nous a demandé nos cartes d’identité

Si tu as lu notre participation au Sunshine Blogger Award, tu sais que la mer, pour Mélissa, c'est très important. Je te laisse imaginer l'état de ses zygomatiques lorsque le bruit des vagues s'est fait entendre pour la première fois.

 

De l'importance des bars à chats

On a marché un petit moment, puis on a décidé d'aller goûter l'une des spécialités américaines à laquelle on est restés hermétiques jusqu'à présent : la margarita. Oui, le cocktail.

Alors, c'était super mal dosé, servi dans des gobelets en plastique, plutôt cher et en plus on nous a demandé nos cartes d'identité (que Mélissa avait laissé dans la voiture sinon c'est pas drôle). Mais on était sur un rooftop avec vue sur la plage alors ça console.

Mais le plus important dans cette histoire, c'est que c'est à ce moment-là qu'on a pris connaissance du Pounce Cat Café. Si t'es pas trop nul en maths, tu peux imaginer de quoi il s'agit. Point bonus : le Pounce est spécialisé dans le vin. Encore une fois, on n'a pas hésité une seconde avant de réserver un créneau pour le soir même. Car oui l'endroit dispose d'un système de réservation un brin contraignant, mais qui permet de préserver le calme des minous. Pour 15$ par personne, on peut y rester une heure et bénéficier d'une boisson de notre choix. C'est un peu cher, MAIS DES CHATS QUOI.

Vu qu'il nous reste quelques heures à patienter avec de poser nos mains sur le pelage des chats du Pounce, on se dirige au Sugar Bakeshop, qui est, paraît-il, fameux pour ses cupcakes. Comment te dire que le paraît-il est vrai de vrai ?

L'heure de la papouille féline sonne enfin. Inutile de te préciser qu'on a pris 400 milliards de photos des chats en présence. On a même poussé la faiblesse à acheter un t-shirt et un pull avec le logo du café (mais y'avait 20% sur tous les goodies !).

On a terminé la soirée au Page's Okra Grill, que nous a conseillé Ludivine de Passport & Black Coffee, et qui s'est révélé être le resto au meilleur rapport qualité/quantité/prix que nous ayons fait aux États-Unis. C'est le Sud, c'est la friture, c'est le gras. C'est la vie.

Fondée en 1670, Charleston s'est rapidement imposée comme une plaque tournante de la traite des Noirs dans l'Amérique coloniale. À l'époque, son port est d'ailleurs le plus important du pays après Boston, New York et Philadelphie. Enfin Charleston est particulièrement connue pour avoir fait retentir les premiers coups de canon de la guerre de Sécession, lors du bombardement de Fort Sumter.

Le lendemain sonnait déjà le coup de notre dernier jour à Charleston. Alors pour ne pas en perdre une miette, on se lève tôt (non on déconne) et on part explorer. Après un frugal (non) petit déjeuner au Hominy Café, où l'on a pris une mamie en photo parce qu'on trouvait qu'elle allait très bien avec la tapisserie, on est partis traîner nos savates du côté de la jetée.

 charleston pineapple fountain

T'as une tâche

Je ne pense pas qu'on t'ait déjà parlé de notre lubie (maladie ?). On a décidé d'un commun accord, sans doute après une bouteille de vinasse, qu'on s'achèterait un pin's et une boule de Noël à chaque étape de notre road trip. Alors une fois qu'on a fini de faire joujou sur la balancelle du pont de la jetée, on a pris la route du marché couvert des artisans de la ville pour trouver notre petit trésor.

C’est plutôt le genre de molosse qui me fout les miquettes habituellement

On a trouvé ce qu'on cherchait. Mais je me suis aussi renversé du café sur la chemise (devines-en la couleur ?) parce que le gobelet était mal fermé. Quelques "putain quel con !" plus tard, on décide de reprendre la voiture et de nous rendre à Folly Beach, située à quelques kilomètres de Charleston. Il fait déjà nuit, mais on veut juste s'asseoir un peu dans le sable et écouter, encore, le remous des vagues.

Un petit avant-goût de Californie se dégage de cette ville balnéaire. On y trouve des cahutes en bois vieilli, très colorées, où trônent des planches de surf et quantité de bouées gonflables reprenant des formes d'animaux qui n'en demandaient pas tant.

Une part de pizza XXL constituera notre repas du soir avant de reprendre la route de chez Carlos, où nous attend Hercules. Oui, j'y arrive.

Si jusqu'à présent, on a plutôt été chatons, il faut avouer qu'Hercules a fait vaciller la balance. Hercule est un Staff. C'est plutôt le genre de molosse qui me fout les miquettes habituellement. Sauf que dans le cas présent, j'ai rarement vu un chien plus nounours qu'Hercules. Visiblement en joie de nous voir rentrer alors que son maître n'était toujours pas à la maison, nous nous sommes livrés à une série de papouilles en règle avant d'aller profiter, une dernière fois, de ce fameux matelas à mémoire de forme.

Restait un incontournable à visiter avant de prendre la route de Savannah, en Géorgie. Il s'agit de l'Angel Oak Tree (chêne-ange) vieux de plus de 400 ans qui veille sur Johns Island. Les chênes-anges, ce sont ces arbres splendides (bien qu'un peu sinistres selon le moment de la journée), qui se courbent par-dessus les routes et les chemins, et dont la mousse espagnole recouvre les branches tentaculaires.

Il faut avouer que le spectacle de ce titan de bois est impressionnant. Il a même fallu installer des tuteurs pour éviter aux énormes branches de l'arbre de s'effondrer. Le machin mesure 20 mètres de haut et son tronc a une circonférence de 7,8 mètres. Il s'était sur une aire de 1579 mètres carré. Le truc massif quoi.

On est restés un peu cons devant ce vieux machin majestueux. Et après en avoir fait le tour une bonne dizaine de fois, avons repris la route en destination de notre prochaine étape : Savannah.

Pierre

 
 

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