Les poissons fontaines d’Amsterdam

Aaah, Amsterdam. La première destination prévue sur un coup de tête, à base de  » Viens on s’en va un jour quelque part ? ». C’est comme ça qu’on a décidé de passer le week-end du 14 juillet dans la capitale Néerlandaise. Note que ce voyage a été prévu en mai, soit deux mois en avance : ça n’arrivera plus jamais, sois-en certain.

Dans mon esprit, Amsterdam c’était les coffee shop et le quartier rouge, pas grand chose de plus (spoiler : j’avais tort). Je partais donc avec un léger apriori, ma première (et unique) venue dans la Venise du Nord ne m’ayant visiblement pas laissé un souvenir impérissable : pas désagréable, mais pas foufou non plus. J’étais pas prête, oh que non. Amsterdam s’est révélée être la ville la plus cool et la plus attachante dans laquelle j’ai posé les pieds…

 

Un AirBnB sponsorisé par 30 Millions d’Amis

Après 6h de route et tout autant de blind-test des années 2000, nous voilà arrivés à Broek In Waterland, là où on avait réservé le AirBnB pour le week-end. Broek In Waterland, comme son nom l’indique, est un petit village situé au bord de l’eau, à environ 20 minutes en voiture du centre d’Amsterdam. Géographiquement, c’est comme si tu allais à Paris depuis Montreuil, le périphérique en moins et les canaux en plus.

Avant de décrire la merveille qu’était notre logement, il me faut parler de quelque chose : les chats. Des minous, partout. À peine étions nous sortis de la voiture qu’une petite boule de poils est venue se frotter contre nos jambes, comme pour nous souhaiter la bienvenue. Dit comme ça, ça fait un peu « Cendrillon et ses oiseaux qui font la vaisselle », mais moi ça m’a fait couiner de bonheur (oui, rien que ça).

La minute 30 millions d’amis est terminée, passons au truc le plus dingue de notre séjour : le AirBnB DE MALADE. Des photos valent mieux que mille mots, alors je te laisse admirer :


Un lit tellement confortable que tu penses ne jamais pouvoir en sortir, une vue superbe sur la rivière, une terrasse avec un poêle pour faire du feu à la belle étoile et une hôte des plus attentionnées : jackpot. Il ne fait pas l’ombre d’un doute qu’on réservera ce logement à nouveau pour le prochain séjour à Amsterdam (oui parce que c’est déjà plus ou moins acté qu’on y retournera).

Une fois installés, on prend nos appareils photos et c’est parti pour une quinzaine de minutes de bus afin de rejoindre le centre ville.

On déambule entre les canaux, on arpente les rues et les maisons pas droites, on évite les vélos, on prend un millier de photos (à peu près), on évite les vélos, on se perd, on évite les vélos… C’est un joyeux bordel les rues d’Amsterdam ! Si les cyclistes ont la priorité partout et qu’il faut donc être assez vigilants quand on marche (fais gaffe quand tu traverses à la zob comme un parisien), c’est super agréable de se promener sans avoir à respirer les pots d’échappements en mode tabagisme passif.

LE SAVIEZ-TU ?

Si aucune maison n’est droite, ce n’est pas parce que les architectes étaient tous bourrés, mais simplement à cause des fondations. Construites sur un sol à base de tourbe et de sable, les fondations en bois ont fini par pourrir au fil des années, ce qui a fait que les maisons se sont affaissées peu à peu. 

Les premiers fails du séjour

Amsterdam - Fontaine surprise
       La fontaine Magicarpe

Un peu par hasard, on passe dans une galerie commerciale très joliment décorée, avec des dorures, des mosaïques, et des poissons…qui sont en fait des fontaines automatiques. On l’a découvert après que Pierre ait eu la bonne idée de mettre sa tête dedans

L’après-midi touche à sa fin, on finit par se poser dans un café au bord des canaux, dans le quartier de Dam Square, pour se poser la question ultime : qu’est-ce qu’on mange ?

Et là, tu te doute bien qu’on a fait les boulets. On a pas été foutus de se décider, on a tourné en rond, on a encore marché des kilomètres, on s’est auto soulés, on est rentrés. Oui bah voilà, on aime pas attendre. Finalement, c’est plus fatigués qu’affamés qu’on rejoint l’appart et qu’on allume un feu sur la terrasse. Le soleil se couche tranquillement derrière la rivière pour laisser sa place aux étoiles. Pas un bruit, pas de grands bâtiments à des kilomètres à la ronde, juste la nuit et nous. Et un énorme plaid, parce qu’il faut pas déconner il fait SUPER froid.

Cafés, omelettes et street art

Après une nuit sur un matelas aussi moelleux qu’une tranche de pain de mie, un café sur la terrasse et une promenade dans le village, on repart à l’assaut de la ville. Pas vraiment de programme établi, comme toujours, parce qu’on sait qu’on va finir par se perdre. Le temps de mitrailler les rues de quelques centaines de photos supplémentaires, et on cherche (encore) où manger.

Les sandwichs à l’omelette, c’est un peu comme si tu étalais du bonheur dans du pain.

On tente le Gartine, petit resto plutôt hype qu’on avait repéré avant de partir. Évidement, il fallait réserver. Évidement on l’a pas fait. Deuxième fail culinaire, yay ! On erre donc comme des âmes en peine, l’estomac dans les talons : pas question de se faire encore avoir. Au détour d’une rue, on tombe sur un tout petit resto qui sert des sandwichs à l’omelette gigantesques. On hésite pas longtemps, les ventres gargouillent, il se fait faim. Et bien les sandwichs à l’omelette, c’est un peu comme si tu étalais du bonheur dans du pain.

Maintenant qu’on s’est rempli le ventre, il s’agirait de se nourrir l’esprit : direction The American Book Center, célèbre librairie installée depuis plus de 40 ans sur la place du Spui. Deux étages remplis de magazines internationaux, ouvrages rares et éditions cultes : bref, on s’est perdus à l’intérieur.

Faille dans l’espace temps, c’est l’heure de prendre un café. Remarque, c’est toujours l’heure de prendre un café, et celui servit à Amsterdam est plutôt bon alors autant en profiter ! Cette fois on avait repéré une belle adresse : le Cloud Gallery. À la fois café et galerie d’art, situé en plein dans le quartier central mais pourtant dans une rue calme, le Cloud est parfait pour se poser dans l’après-midi. En bref, un bon café hipster bien instagrammable comme on les aime, à base de grandes tables en bois, lampes industrielles et latte art (fais pas ton puriste, je sais que tu aimes ça autant que nous).

 

Pour entamer la soirée on décide d’aller jeter un oeil au Door 74, qui figure dans le top 50 des meilleurs bars du monde selon le magazine « Drinks international ». On ne saura jamais s’il mérite son classement, puisqu’on a trouvé porte close en arrivant. Soit c’était fermé pour la soirée (avec la chance qu’on a, ça ne m’étonnerait pas), soit l’entrée était vraiment bien cachée et on a pas su la trouver (et vu comme on est des boulets, ça ne m’étonnerait pas non plus).

Tant pis, on s’installe à la terrasse du bar Feijoa. Spécialité : les cocktails sur-mesure fait par des mixologues. Validé.

Pour aller manger, cette fois on a pas fait les nouilles et on avait réservé au De Bajes, le restaurant « street art » d’Amsterdam. Les expos temporaires côtoient des oeuvres d’artistes de renom (D*Face, The London Police, Ben Eine, ou encore Cranio pour les connaisseurs), les cocktails sont bons et les plats régalent : re validé.

Pour digérer tout ça, on part admirer les canaux de nuit, et comme on ne trouve pas le quartier rouge (les boulets, tout ça tout ça…) et qu’on a pas envie de tourner trois heures, on décide de rentrer et de sombrer gentiment dans les bras de Morphée.

 

Zaanse Schans, ses moulins et ses biquettes

Tels Don Quichotte & Sancho Panza à l’assaut des moulins

Pour notre dernier jour aux Pays-Bas, on décide de ne pas retourner au centre d’Amsterdam, mais plutôt d’aller explorer le coin de Zaanse Schans, réputé pour ses moulins à vent. Le temps refaire nos sacs et d’apprivoiser les canards qui se promènent sur le terrasse, et on reprend la route à l’assaut des moulins, tels Don Quichotte & Sancho Panza (oui, je sais que c’est en Espagne). Pour le coup, la région de Zaanse Schans nous fait remonter le temps fissa direction le 18ème siècle : maisons authentiques, ferme de produits laitiers (avec des biquettes beaucoup trop choupis. J’en aurais bien fourrée une dans mon sac pour la ramener à Paris), usine, et les fameux moulins sont de la partie. On passe la matinée à déambuler dans les champs, puis on s’enfonce dans le village pour trouver de quoi manger. Notre dévolu est jeté sur le Brouwerij Hoop, un resto simple mais efficace pour recharger ses batteries en vue des 6h de route qui nous attendent.


C’est un peu la mort dans l’âme qu’on est rentrés à Paris ce soir là, avec l’impression de ne pas avoir assez eu de temps pour faire et voir tout ce qu’on voulait. Du coup, quand est-ce qu’on y retourne ?

Mélissa
Mélissa

Avide de grands espaces perdus comme des rues bondées des capitales, j'ai un radar à street art & à junk food. Je râle beaucoup mais pas longtemps, promis.

2 commentaires
  1. J’y suis allé 4-5 fois, c’est une ville que j’adore, vraiment. Pour votre prochaine fois, notez le quartier Jordaan que je n’ai découvert que récemment et qui est un pur bonheur bucolique. Et surtout pour vous guider, achetez le guide Amsterdam surprise, 500 coups de coeur « https://livre.fnac.com/a8737112/Naafs-Saskia-Amsterdam-surprises?omnsearchpos=3 » qui change vraiment des guides habituels, et donne des pistes inhabituelles pour découvrir la ville autrement.
    Et pour les bars, essayez arendsnest , c’est plus local et ce sera ouvert 🙂

    1. Merci Stéphane, on note pour Jordaans !

      Et nous possédons le livre dont tu parles 😉 nous sommes partis avec et avons pu découvrir plein de bonnes adresses grâce à lui ! On a d’ailleurs acheté d’autres bouquins de la collection, notamment sur Berlin, qu’on te recommande chaudement.

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